Le bois présente des conditions favorables à l’installation d’une végétation spontanée dense et variée. Il est constitué, dans sa plus grande partie, d’une futaie de chênes, accompagnés de charmes, de hêtres et de châtaigniers.
Des zones isolées, principalement sur l’ancienne carrière, sont essentiellement composées de frênes, d’érables et de robiniers. Le bois de la Garenne abrite 216 espèces végétales. Diiversité importante sur une petite surface, dont trois alisiers de Fontainebleau (Sorbus latifolia), protégés au niveau national.
L’ancolie des bois, avec ses clochettes mauves, et l’épilobe de montagne apparaissent au printemps avec l’épilobe en épis et le compagnon blanc.
Les aménagements et le reboisement
Depuis plusieurs années, le bois de la Garenne a fait l’objet de travaux de reboisement et d’aménagements paysagers.
Les allées reprennent en partie le tracé historique du site. De tels parcours favorisent la découverte du lieu et canalisent la circulation sur les cheminements proposés afin d’enrayer le phénomène de tassement du sol, dû au piétinement du sous-bois. D’un endroit à l’autre du bois, ils offrent aux promeneurs une grande diversité de paysages.
Du XVIe siècle à la Révolution, la congrégation religieuse des Feuillants, issue d’une réforme de l’ordre cistercien, était propriétaire d’un monastère appelé "Enclos des Feuillants". Composé d’une église, de bâtiments monastiques et de dépendances, le cloître possédait également jardins, vergers, terres et bois.
Le mur en meulière couvert de végétation correspondrait à l’ancien mur d’enceinte de l’extrémité nord du parc des religieux. Un muret de type gabion a été restauré et s’intègre dans la refonte paysagère du bois.
A quelques mètres de là, des cèdres du Liban et des allées sinueuses serpentant dans le bois révèlent la présence d’un parc paysager dessiné au XIXe siècle.
La naissance d’un parc
En 1952, l’ancien département de la Seine achète l’ensemble des terrains. La partie haute reste boisée et la partie basse héberge la Cité de l’enfance, qui accueille les enfants confiés par l’Aide sociale à l’enfance. Le site est, par la suite, propriété de la Ville de Paris. Dès 1995, dans le cadre d’une politique de protection des espaces naturels sensibles, une zone de préemption est instituée sur ce lieu privilégié. En octobre 1998, le département des Hauts-de-Seine acquiert les 7,3 hectares de boisement. Ce parc départemental s’étend aujourd’hui sur une superficie de 8,6 hectares, comprenant le coteau boisé de la Cité de l’enfance.
Sur le plateau planté de grands arbres, des troncs laissés au sol après la tempête de 1999 abritent les insectes xylophages dont les oiseaux sont friands, favorisant ainsi la biodiversité du site.
La fréquentation du public dans un parc représentant une importante pression sur l’environnement, des zones naturelles protégées ont été délimitées au sein du bois. Ces secteurs isolés ont vocation à servir de refuge à la faune sauvage, à protéger les sols de l’érosion et à permettre le développement de strates arbustives et herbacées. En complément de ces espaces, plusieurs prairies fleuries percent le manteau forestier.
A l’écart de l’affluence urbaine, les animaux trouvent refuge dans des milieux forestiers, comme celui du bois de la Garenne, qui leur apportent un habitat tranquille, adapté à leur reproduction et l’assurance d’une nourriture abondante.
Les animaux présents
Le bois de la Garenne abrite de nombreuses espèces rares ou protégées : l’orvet, petit reptile proche des lézards, des insectes comme l’écaille chinée (papillon) et le lucane (coléoptère des chênes), des chouettes hulottes, des sittelles, des rouges-gorges, des fauvettes des jardins, des mésanges nonnettes.
Soixante nichoirs ont été installés pour les accueillir. Le faucon crécerelle vole au-dessus des frondaisons des arbres.
Des "chronoxyles" ou chandelles (tronc d’arbre mort sans branche) ont été préservés pour le plus grand bonheur du pic épeiche. Par ailleurs, il est possible d’observer un oiseau qui niche au sol, le pouillot siffleur.
Des hérissons, renards et écureuils roux se réfugient dans le bois. Plus rares encore dans les villes, deux espèces de chauves-souris ont été identifiées au bois de la Garenne, dont la pipistrelle de Nathusius.
Coléoptères, papillons, abeilles et bourdons représentent la classe des insectes. Parmi les papillons présents, quatre espèces sont rares et protégées en Ile-de-France : octogénisme (Tethea ocularis), cidaris ochracée (Ecliptopera silaeta), frangée (Noctua fimbriata) et agrocholata macilenta. Trois ruches sont installées depuis 2007 sur la prairie, éloignées des visiteurs mais toutefois visibles.
Le réaménagement d’une mare en 2008, alimentée par les eaux pluviales, permettra le développement d’une faune et d’une flore spécifiques, enrichissant la biodiversité du parc.
Activités enfant
Parc canin
Moyens d’accès
Voiture : voir plan
RER B : station Robinson
Bus : 179 - 195 - 390 - 395 - 198 abc (Henri-Sellier) 195-390-395 (Etang-Colbert) 195-390 (Moulin-de-la-Tour), Hibou (bus municipal) pour les bois
Contact
parcsjardins@cg92.fr