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Les jardins Albert Kahn

Découvrez ces jardins sous la forme d'une promenade autour du monde.

Les jardins Albert Kahn

Certains jardins possèdent un caractère singulier qui nous saisit dès que l’on y pénètre.  C’est le cas des jardins Albert Kahn: ce lieu traduit une pensée originale, un idéal philosophique et humaniste qui interpellent encore. 
 

Les jardins comme symboles de paix et de fraternité

De 1895 à 1910, aux portes de Paris, le banquier philanthrope Albert Kahn, passionné par le jardin et la diversité des cultures du monde, réalise son rêve : un parc composé de plusieurs jardins de styles différents à la française, à l’anglaise, chinois, japonais, alpin et de forêts.

Mais les jardins d’Albert Kahn sont beaucoup plus que le reflet d’un goût pour l’exotisme ou la diversité des styles paysagers. Dans ce microcosme, les différentes « scènes » paysagères coexistent harmonieusement ; de la même manière, les hommes devraient apprendre à cohabiter sur la planète qui est leur demeure commune et à faire de la diversité un atout. Les autochromes de l’époque nous livrent un lieu d’une richesse, d’une intensité et d’une poésie extraordinaires dans lequel le sculpteur Rodin, le poète Tagore ou le philosophe Bergson, ainsi que les hommes d’État les plus en vue de l’époque, aimaient se promener.

La terre entière contenue dans 4 hectares

En signe de reconnaissance envers son pays, Albert Kahn a donné une place centrale au jardin français vers lequel convergent tous les chemins du site. Pour sa création, il fit appel à l’un des plus prestigieux paysagistes de son temps, Achille Duchêne.

 

À la pelouse rectangulaire du jardin à la française répond un vaste gazon aux formes vallonnées qui se déploie au centre de l’espace. Le jardin anglais bordé par un cours d’eau dont la forme s’inspire de la célèbre « Serpentine » qui traverse Hyde Park à Londres.

Un petit cottage orne un coin du jardin, accentuant le côté pittoresque de la scène. Au fond, la rivière s’écoule dans un bassin surmonté d’une rocaille qui évoque une falaise, tandis que la rambarde du petit pont reproduit troncs et branchages. Les techniques utilisées pour ces imitations étaient très en vogue au XIX siècle.

L'Angleterre lui était très familière, il y fît de nombreux séjours et le musée conserve des autochromes de sa propriété à Carbis Bay en Cornouailles.

 

Michel Farris, jardinier en chef, a une vision de " jardin mappemonde " du site: après cette évocation européenne propres aux jardins cités précédemment, les plantes exotiques du Palmorium nous renverraient vers l'Océanie, et le jardin japonais en Asie; les continents américain et africain étant illustrés par la forêt bleue plantée d'épicéas du Colorado et de cèdres de l'Atlas. 

Souvenirs des forêts d'enfance

La forêt vosgienne

L'observation des différents autochromes de 1910 et des photos datant 1950, montre clairement que la volonté d'Albert Kahn était de retrouver l'atmosphère des forêts aimées de son enfance.

Albert Kahn a recherchés ici à reproduire sur 3 000 m2 une forêt qui dans les Vosges occupe 800 000 hectares. Ce paysage lorrain est notamment reconstitué avec ses blocs de granite rose évoquant les Vosges Cristallines ou les Hautes Vosges.

 

La forêt dorée
C’est ainsi que Kahn appelait ce paysage de basse altitude qui constitue en quelque sorte une interprétation de la plaine vosgienne. Elle doit son nom aux bouleaux pleureurs qui prennent en automne une teinte jaune or très lumineuse.

 

La miniaturisation parfaite et l'harmonie du jardin japonais

Albert Kahn, aimait profondément le Japon: " J'aime tout particulièrement ce pays. C'est peut être aussi pour retrouver cette atmosphère qui m'est si familière que j'ai voulu vivre parmi les fleurs et les arbres du Japon. 

Trois styles représentatifs  composent le site : le "village" ou jardin de contemplation et de promenade, le "jardin de thé" et le jardin contemporain.

Le premier, et le plus petit, datant de l’époque d’Albert Kahn a été restauré dans le respect de son esprit d’origine. 
 C’est un jardin clos et intimiste, appelé "le village" car il comprend deux maisons japonaises traditionnelles offertes par l’empereur du Japon à Kahn lors de la création du jardin. Le paysage est conçu pour favoriser l’éveil des sens, ou la méditation et la relaxation.

 

Le deuxième exemple de style japonais est le jardin du pavillon du thé. Au temps d’Albert Kahn il y avait déjà ici une maison de thé aux dimensions réduites. Le pavillon est prolongé par le jardin du thé qui offre aux invités de la cérémonie un décor naturel.

 

Ce jardin traditionnel se prolonge par un jardin créé récemment. Lors de la rénovation du jardin, le choix a été fait d’installer une création contemporaine pour rendre hommage à la vie et à l’œuvre d’Albert Kahn.

 

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