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L'histoire du parc Lagravère

04/06/2009

Le parc Lagravère change de paysage.

L'histoire du parc Lagravère

CP : CG92 / Thierry Dehesdin

Avec ses 24 hectares où se mêlent circuits de promenade, aires de jeux et espaces sportifs, le parc départemental Pierre-Lagravère est inséré dans la promenade des berges reliant Rueil-Malmaison à Villeneuve-la-Garenne.

Présentation

 La tempête du 26 décembre 1999, qui a causé la perte de plus de 2 000 arbres, a nécessité la mise en place d’actions de grande envergure pour rendre au site son cadre végétal. Mais elle a aussi fourni l’occasion de repenser le parc, afin de l’adapter à un contexte urbain en évolution et de mieux répondre à vos attentes.
 
 
De conserve avec la ville de Colombes et les associations concernées, le conseil général des Hauts-de-Seine a défini des orientations qui feront l’objet d’un concours pour le réaménagement du parc et de son environnement.
 
Il s’agit non seulement d’intégrer mieux et davantage le site dans la ville,afin qu’il remplisse pleinement sa vocation de parc urbain, mais aussi de renforcer son identité et de développer le patrimoine paysager de cet espace ouvert sur la Seine.

Du jardin de M. Watelet au parc Lagravère

Là où s’étend aujourd’hui le parc départemental Pierre-Lagravère se trouvaient autrefois des îlots verdoyants, dont l’île Marante et celle du Moulin-Joly, qui devait son nom à la présence d’un moulin à blé.
 

En 1754, lors d’une promenade au bord de la Seine, le financier, intellectuel et artiste Claude-Henri Watelet découvre ces lieux charmants. Tout en respectant le caractère naturel du site, il y aménage l’un des plus célèbres parcs du XVIIIe siècle qui reflète le goût dominant de l’époque : des "tableaux" champêtres entourés d’eau, des ponts rustiques, des arbres portant des inscriptions poétiques, des pâturages habités par les moutons, et au loin, sur la terre ferme, des villages pittoresques.

Dans ce "retrait au sein de la nature", Watelet reçoit ses amis, dont le philosophe d’Alembert ou le peintre Hubert Robert. Louis XVI et Marie-Antoinette eux-mêmes seront les hôtes de ce jardin extraordinaire.
 

Après de nombreuses vicissitudes, le parc sera détruit, les bras de Seine séparant les îlots comblés, pour former une seule île : l’île Marante. Celle-ci devient propriété de la Ville de Paris au début du XXe siècle et des jardins familiaux s’y installent.


En 1965, le canal qui sépare l’île Marante de la terre ferme est comblé dans le cadre de l’aménagement de l’autoroute A86. Rattaché aux berges de Colombes, le site perd à jamais son caractère insulaire ainsi que les ultimes traces de l’ancien parc.

Mais l’île Marante laissera son nom au parc que le conseil général des Hauts-de-Seine, devenu entre-temps propriétaire du site, décide d’installer sur le lieu pour pallier le manque d’espaces verts dans le nord du département.


Ouvert au public en 1985, il sera rebaptisé parc Pierre-Lagravère en hommage au premier président du conseil général, qui avait toujours manifesté son attachement au projet d’aménagement du site.

La renaissance d'un fleuve

Le parc s’étend sur deux kilomètres le long de la Seine. Il s’agit d’un des rares qui soient en contact direct avec le fleuve et où, paradoxalement, la présence de l’eau est assez peu perceptible.


Le site s’inscrit d’ores et déjà dans une action globale de reconquête du fleuve à l’échelle du département : le Schéma d’aménagement et de gestion durables de la Seine et de ses berges.


Le fleuve, acteur du développement durable
La gestion du fleuve relève d’une multiplicité d’acteurs. Toute action globale nécessite un travail de coordination des différents intervenants. Le département s’y emploie, car seule l’adhésion et la participation de tous les acteurs – riverains, associations, institutions et organismes publics – permettront à ce projet ambitieux de se réaliser.


Cette volonté de voir le fleuve retrouver toute sa dimension ne se borne pas à de simples actions d’aménagement paysager. En accord avec les principes du développement durable, le Schéma prend en compte tous les enjeux et défis : économique, social, écologique…

Circuler plus librement au bord de l’eau

La promenade des berges du parc fait partie de la trame verte allant de Rueil-Malmaison à Villeneuve-la-Garenne. Elle accueillera à la fois les piétons et les cyclistes, tandis que seront aménagés de nouveaux points de vue sur la Seine. Elle restera accessible au public pendant les horaires de fermeture du parc.


Le SIAPP (Syndicat interdépartemental d’assainissement de l’agglomération parisienne) joue un rôle central dans ce volet du projet. Il financera en partie les aménagements des abords du puits collecteur qu’il a installé au nord-ouest du parc en 1997. Mais il se chargera aussi de réaménager les berges au droit de l’usine Seine-Centre et de créer environ 60 jardins familiaux à la limite de son emprise.
 

Le fleuve et la ville réconciliés

Comme la plupart des villes de la boucle nord, Colombes semble tourner le dos au fleuve.
Dans l’avenir, l’eau sera toujours visible dans le parc Lagravère tandis que les liaisons entre le fleuve et la ville seront améliorées.
Pour ce faire, des belvédères et une halte fluviale offriront de nouveaux points de vue de la Seine. La promenade sera reliée à la ville par des allées perpendiculaires aux berges afin de s’insérer dans la trame urbaine de la commune.

 

Un parc toujours plus vivant

Pris entre le fleuve et l’autoroute, inséré dans un tissu industriel et urbain très dense, le parc Lagravère, classé "espace naturel sensible", est un îlot de verdure au potentiel paysager très riche.
 
Un des défis à court terme sera la préservation de la qualité écologique de la berge : les espèces comme le rouge-gorge, la grive mauvis ou la pie bavarde sont encore très présentes dans le parc, tandis que la Seine attire des oiseaux de passage comme la mouette rieuse, le goéland argenté ou le cormoran. Mais le parc est aussi le terrain de prédilection de l’orchidée Epipactis helleborine qui y pousse spontanément.
 
Le  relief qui sépare le parc de la A 86, aux pentes tantôt douces tantôt abruptes génère des ambiances variées qu’il convient de valoriser davantage : sous-bois, talus de verdure, grandes étendues gazonnées…
Les replantations visant à réparer les dégâts de la tempête de 1999, qui a abattu les peupliers de la promenade des berges, se poursuivront. Mais elles seront intégrées dans un programme plus vaste de reboisement et d’enrichissement du cadre végétal du site.
 
Le parking extérieur, situé le long de la A 86, sera déplacé au profit d’une extension du parc, tandis que l’autoroute sera davantage masquée par les végétaux.

Pris entre le fleuve et l’autoroute, inséré dans un tissu industriel et urbain très dense, le parc Lagravère, classé "espace naturel sensible", est un îlot de verdure au potentiel paysager très riche. Un des défis à court terme sera la préservation de la qualité écologique de la berge : les espèces comme le rouge-gorge, la grive mauvis ou la pie bavarde sont encore très présentes dans le parc, tandis que la Seine attire des oiseaux de passage comme la mouette rieuse, le goéland argenté ou le cormoran. Mais le parc est aussi le terrain de prédilection de l’orchidée Epipactis helleborine qui y pousse spontanément.

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