Le parc du Chemin-de-l'Ile

Le défi du parc : réconcilier ville et nature

Le parc du Chemin-de-l'Ile

CP : CG 92 / Willy Labre

Le parc du Chemin-de-l’Île est le dernier-né des parcs départementaux. Ouvert en juin 2006, il a été édifié sur un terrain marqué par une forte présence industrielle et routière.

Le parc du Chemin-de-l’Ile est un modèle de réconciliation entre nature et activité humaine. Aménager un parc sur un terrain profondément marqué par deux siècles d'urbanisation chaotique était un véritable défi ! Il a fallu composer un paysage vert à partir des imposants éléments urbains présents : autoroute, ligne de RER, usine des Papeteries de la Seine… tout en veillant à créer un lieu de vie accessible, à la fois  agréable et apaisant, un lieu de ressourcement au cœur de la ville.
 

Un parc en matériaux recyclés

"Considérer la nature comme une alliée et non comme une invitée" : tel était le parti pris du paysagiste Guillaume Geoffroy-Dechaume, concepteur du parc du Chemin-de-l’Ile, malheureusement décédé au début du chantier. Les matériaux utilisés pour l'aménagement global du parc sont d'anciens déchets présents sur le site et recyclés sur place : anciennes clôtures en béton concassées servant de fondations aux allées, arbres et végétaux supprimés transformés en mulch (copeaux de bois broyé et déchets végétaux constituant un engrais naturel pour les plantations), argile présente sur site servant à l’imperméabilisation des bassins et du contre-fossé… Le recyclage des matériaux et des ressources naturelles disponibles sur le site est l'un des engagements environnementaux du parc.
 

Un trait d’union entre la ville et le fleuve

L’eau de la Seine est l'élément clé du parc du Chemin-de-l’Ile. Elle est pompée directement et contribue, après épuration, à l'arrosage du parc et des jardins familiaux. L’ouverture du parc sur la Seine représente une respiration pour la ville, et offre un espace de liberté pour les promeneurs ainsi qu'un lieu de vie pour la faune et la flore indigènes.
 

 

Le parc du Chemin-de-l’Ile emprunte son nom à celui du quartier situé à proximité. Au XIXe siècle, un chemin rejoignait les berges et un embarcadère. Un passeur amenait les riverains ou les Parisiens jusqu’à l’Île fleurie située en face, où se trouvait l'une des guinguettes les plus réputées des environs.
 

Au XXe siècle, ce terrain est marqué par l’installation des Papeteries de la Seine en 1903, puis par l’installation de bidonvilles sur les anciens terrains agricoles. En 1972, le RER A est mis en service et, en 1996, l’autoroute A14 s’inscrit à son tour dans le paysage du quartier. C’est à cette époque que l’idée d’un parc urbain voit le jour.
 

En 1999, le département des Hauts-de-Seine, la ville de Nanterre, l’Agence des espaces verts de la région Île-de-France et l’Établissement public d’aménagement de La Défense (Épad) puis l'EPASA signent une convention pour l’aménagement du parc. Les travaux commencent en 2003 et le parc ouvre trois ans plus tard, le 10 juin 2006. C’est à ce moment que le département des Hauts-de-Seine devient propriétaire et gestionnaire du site.
 

L’aventure ne s’arrête pas là : le parc va s’agrandir à partir de 2011. En 2008, le conseil général a fait l’acquisition de 1,9 hectare de  terrain appartenant au ministère de la Justice, en vue d’augmenter progressivement la surface du parc de 15 à 20 hectares. Dans cette parcelle classée espace naturel sensible, on pourra trouver des espaces de détente, des aires de jeux, de nouvelles plantations d’arbres et d’arbustes (ils sont aujourd’hui au nombre de 25 000) et une zone naturelle.

Cette acquisition s’inscrit dans le cadre du plan de relance 2009 mis en place par le conseil général, qui s’est engagé sur un effort particulier en matière d’investissement.
 

Ecologie, environnement, biodiversité, trois notions pour un parc exemplaire.
 

Un prolongement de l’Ile fleurie

Juste en face du parc, l’Ile fleurie est un site protégé qui constitue un refuge pour l’avifaune et de nombreux animaux qui peuvent désormais s’ébattre sur tout le parc. Ce réservoir naturel favorise le maintien d’une biodiversité sur les rives de Nanterre. Il y subsiste encore des espèces peu courantes de plantes et d’insectes. Grâce à ses vieux arbres, cette île est le refuge de nombreuses espèces arboricoles comme les pics, certaines chauves-souris, certains rapaces comme la chouette qui vient ensuite digérer, sous les pylônes du parc du Chemin-de-l’Ile, les petits mulots qu’elle a attrapés dans la nuit (on peut trouver ainsi quelques pelotes de déjection de rapaces qui sont le signe de l’intérêt naturel de ce site).

 

La gestion écologique du parc

Le Conseil général a choisi d’entretenir le parc selon les principes de la gestion différenciée. Il s’agit notamment de favoriser la récupération des eaux de pluie pour l'arrosage, de supprimer l’usage des engrais chimiques et des produits phytosanitaires, d’installer des plantes couvre-sols ou un paillage pour réduire le désherbage, et d’utiliser des plantes indigènes adaptées aux conditions locales.
Par ailleurs, les constructions du parc ont toutes été conçues selon les principes de la "Haute Qualité environnementale" (HQE), qui induisent notamment l'utilisation de matériaux de construction naturels, durables et recyclables (bois provenant de forêts "éco-certifiées", zinc, verre) et une conception des bâtiments permettant des économies d’énergie (orientation et matériaux isolants).

 

Les jardins familiaux
Ces parcelles de 4 500 m² de jardinage existaient depuis longtemps sur le site, mais ont été complètement réaménagées. Depuis toujours à la disposition des ouvriers de la Papeterie, l’élargissement à 21 parcelles a permis, dans le cadre d’une convention entre le conseil général et la Ligue française du coin de terre et du foyer, d’attribuer les parcelles supplémentaires à d’autres habitants de Nanterre et des Hauts-de-Seine.
A l’approche de ces jardins, on peut découvrir l'ingénieux système de prélèvement d'eau. L'arrosage est assuré par l’eau de Seine épurée provenant des bassins filtrants, puis acheminée via le "contre-fossé" jusqu'aux jardins, grâce à l'éolienne.
Informations : Ligue française du coin de terre et du foyer  - Tél. : 01 45 40 46 94

D’étranges trouvailles
Emergeant des pelouses, d’immenses squelettes semblent être les vestiges d'une étonnante civilisation industrielle. Il s’agit des œuvres du sculpteur Quentin Garel.
Ces squelettes, crânes et mâchoires d'oiseaux en fonte de fer sont de tailles souvent exagérées : la plus importante de ces sculptures pèse environ 4 tonnes !
À proximité du bassin des Nymphéas, ce sont des voiles que le promeneur croit voir naviguer. Ces œuvres sont le fruit de l’imagination du sculpteur Francis Ballu. L’artiste a réalisé 4« sculptures bancs » évoquant dans un aspect de voilure le contour et la trace d’un personnage s’échappant d’un bloc de pierre. Il s’agit en fait de bancs à trois places, composés d’une assise en béton reconstitué imitant l’aspect de la pierre et d’un dossier en fibre de verre et en résine polyester.
 

Accès libre

Superficie du parc du Chemin-de-l'Ile

26 ha
 

Horaires du parc du Chemin-de-l'Ile

Nov.-déc.-janv. : 8 h-17 h
Fév. : 8 h-18 h
Mars : 7 h 30-19 h
Avril-août : 7 h - 2 0h 30
Mai-juin-juil. : 7 h-21 h
Sept. : 7 h 30-20 h
Oct. : 8 h-19 h
 

Moyen d’accès au parc du Chemin-de-l'Ile

Voiture : Autoroute A86 sortie Colombes centre
Train : ligne Saint-Lazare / Argenteuil - station Colombes
Bus : 164, 166, 304
 

Contact

parcsjardins@cg92.fr

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Localisation

Le parc du Chemin-de-l’Ile se situe sur la commune de Nanterre.

Galerie Photos


CP : CG 92 / Alexandre Petzold

Enfants

Espace juniors

Balades à proximité

Depuis le parc du Chemin-de-l'Ile, rejoignez le parc Pierre-Lagravère en empruntant la Promenade bleue de la Seine et de ses îles.