Ce parc de 27 hectares, classé au schéma départemental des espaces naturels sensibles, est situé au cœur d’une zone urbaine et dispose d’un relief vallonné et de massifs denses. Situé sur les contreforts de la Bièvre, le parc Henri-Sellier offre, de sa longue terrasse, une vue de 180° vers le sud-est de la région parisienne, avec le domaine de Sceaux.
Délimitée par un parapet de pierres, la terrasse haute est bordée d’une allée de tilleuls taillés, longeant une longue pelouse où se tiennent deux arbres remarquables, un cèdre du Liban et un séquoia géant de Californie planté vers 1860. Parmi les curiosités du site, un chêne pédonculé de plus de cent ans.
Le reste du parc est recouvert d’un massif boisé composé de chênes séculaires, de châtaigniers et de hêtres. Le boisement comporte un habitat au potentiel patrimonial important : la chênaie sessiliflore à mélique des bois, caractérisée par un sol acide et relativement pauvre en éléments nutritifs, mais favorable à la présence de la jacinthe des bois. La véronique, le géranium herbe à Robert et l’anémone Sylvie fleurissent au printemps.
L’eau
Trois "biefs" (rigoles) sont étagés sur l’ensemble du versant nord-est et captent les eaux de ruissellement qui coulent du plateau. Les eaux excédentaires sont recueillies dans un bassin de rétention planté de saules et dans une mare semi-permanente favorisant ainsi la biodiversité du site.
De d’Artagnan à Emile-Zola
Le fief du Plessis, mentionné dans les textes dès le XIIe siècle, prend le nom de Plessis-Piquet après la construction du château en 1412. Les propriétaires se succèdent jusqu’au début du XVIIe siècle. Pierre de Montesquiou d’Artagnan, cousin du célèbre mousquetaire, acquiert le château en 1689 et fait construire la terrasse depuis laquelle on peut observer toute la vallée de la Bièvre.
En 1854, la propriété est achetée par Louis Hachette, qui y reçoit des écrivains ou des hommes d’Etat : Emile Littré, Emile Zola, Victor Duruy. Le Bas-Plessis est alors un lieu en vogue grâce au succès des guinguettes perchées dans des châtaigniers.
En 1918, l’Office des habitations à bon marché du département de la Seine rachète le domaine. Henri Sellier, sénateur-maire de Suresnes et administrateur délégué de l’office des HBM, lance la construction des cités-jardins, destinées à recevoir 25 000 Parisiens. Une vingtaine d’hectares est consacrée à la création d’un espace vert public, qui deviendra le parc Henri-Sellier. Le parc est un site classé depuis le 1er juin 1960.
Le département des Hauts-de-Seine gère le parc depuis 1969. C'est en 2006 qu'il en a fait l'acquisition.
Tempête et renaissance
Depuis 2000, un plan d’aménagement a été mis en place pour reconstituer les boisements endommagés par la tempête de 1999. Sur la moitié des versants nord et est se trouvent des zones naturelles protégées où les boisements se reconstituent spontanément.
Un grand cirque naturel se révèle face à la rue Jean-Jaurès. Géré en prairie fleurie, il offre une vue sur le bois de la Garenne.
Les animaux présents
Le parc accueille 32 espèces d’oiseaux nicheurs. Une espèce non nicheuse, mais remarquable et protégée, est régulièrement observée : le pic noir dont la présence est liée à la présence de bois mort.
Le parc accueille également 11 espèces de mammifères dont deux prédateurs (le renard roux et la fouine) et de nombreuses proies pour les rapaces.
L’écureuil roux, le hérisson d’Europe et deux espèces de chauves-souris (la pipistrelle commune et la pipistrelle de Nathusius) sont présents et protégés.
Deux espèces exotiques, probablement relâchées par des particuliers, fréquentent le parc : l’écureuil de Corée et la perruche à collier. Ces populations qui se sont développées font l’objet d’un suivi afin de mesurer leur impact sur la faune locale. L’orvet, protégé, s’est trouvé un habitat favorable.
Quant aux insectes, beaucoup de papillons, d’abeilles, de bourdons et plusieurs espèces de coléoptères sont observables sur le parc. A noter l’installation de 3 ruches et de 60 nichoirs à oiseaux
Pour la forme « Parcs courons les Hauts-de-Seine »
Le conseil général propose des séances gratuites de remise en forme encadrées par des animateurs diplômés. Le samedi matin, de 10 h à 12 h, vous pouvez pratiquer course, assouplissements et culture physique.
Depuis 2003, un carnet d’entraînement personnalisé est offert aux coureurs.
Rendez-vous au parking principal, rue de l’Etang-de-l’écoute-s’il-pleut.
Entre jeux et musique
Une aire de jeux dédiée aux enfants de 2 à 11 ans peut accueillir jusqu’à 150 têtes blondes. Une autre, située à l’est du parc, en contrebas de la grande terrasse, accueille les enfants de 1 à 6 ans.
Plusieurs fois par an, le théâtre de verdure, situé sur la partie basse du parc ,accueille des amateurs de musique sur ses gradins de pelouse et de pierre calcaire.
Vacan’sports 92
Durant les vacances scolaires, le conseil général propose des activités gratuites et encadrées aux jeunes de 6 à 17 ans.
www.vacansports92.fr
Accès libre
Superficie
27 ha
Horaires
Nov. à janv : 8 h-17 h
Fév. : 8 h-18 h
Mars : 7 h 30 - 19 h
Avril-août : 7 h-20 h 30
Mai-juin-juil. : 7 h - 21 h
Sept. : 7 h 30-20 h
Oct. : 8 h-19 h
Moyen d’accès
Voiture : voir plan
RER B : station Robinson
Bus : 179 - 195 - 390 - 395 - 198 abc (Henri-Sellier) 195-390-395 (Etang-Colbert) 195-390 (arrêt Moulin-de-la-tour), Hibou (bus municipal) pour les bois
Contact
parcsjardins@cg92.fr