Un parc tourné vers la Seine
Le parc Pierre-Lagravère s'apparente à une longue promenade le long de la Seine, située entre les ponts de Bezons et de Colombes.
Ce long couloir vert qui borde la Seine offre une agréable promenade aux piétons et aux circulations douces, entre eau et végétation. Le parc est dédié aux sports, aux jeux et aux loisirs, s’intégrant aux parcours buissonniers qui relient tout Alto-séquanais à une zone environnementale en moins d’un quart d’heure à pied, et au dispositif Parcs-courons qui propose des activités encadrées gratuites.
Deux passerelles enjambent l’autoroute A86 et conduisent les piétons vers une butte artificielle plantée d’espèces semi-forestières : tilleul, érable, hêtre, pin sylvestre. Cette butte forme aujourd’hui un boisement dense qui sépare le parc de l'autoroute sur le plan visuel comme sur le plan acoustique.
De vastes pelouses entrecoupées de massifs boisés s’étendent en contrebas de la butte. Les arbres sont regroupés par essence – charmes, robiniers, platanes, marronniers – et alternent avec des arbustes à fleurs ou à feuillage coloré – cornouillers, seringats, oliviers de Bohème ou symphorines à fruits blancs.
Depuis quelques années, les lisières des boisements et des grandes plaines engazonnées sont traitées en prairies afin de favoriser un développement plus naturel de la faune et de la flore.
Des projets pour le parc.
Le parc Lagravère est amené à profondément évoluer dans les prochaines années dans le cadre du Schéma d'aménagement et de gestion durables de la Seine et de ses berges, dont l'objectif est de "rendre le fleuve aux habitants". Le projet d'aménagement propose la création entre 2009 et 2012 de plusieurs perspectives majeures structurant et ouvrant l'espace de la ville vers le fleuve. Deux d'entre elles recomposeront les entrées à chaque extrémité du parc sur les entrées pont de Bezons et pont de Colombes, tandis qu’au centre, une perspective se matérialisera sous la forme d'une plaine alluviale avec une percée vers le fleuve.
Un jardin au passé célèbre
Le parc Lagravère est une construction récente unifiant d'anciens îlots autrefois séparés, dont l’île Marante et l’île du Moulin-Joly, rendez-vous très prisé au XVIIIe siècle.
En 1750, M. Lecomte, procureur au Châtelet, achète le domaine du Moulin-Joly, ainsi nommé en raison de son remarquable moulin à blé. Il en confie l’aménagement à Claude-Henri Watelet, receveur général des finances, peintre, sculpteur et écrivain, dont l’Essai sur les jardins décrit les aménagements réalisés au Moulin-Joly.
Watelet, suivant la tendance de l’époque, opte pour un parc à l’anglaise.
A rebours de la tradition française, qui aménage de manière architecturale les jardins, la conception anglaise d’inspiration romantique laisse intacte la nature et respecte son caractère sauvage.
Le parc est agrémenté de cascades, de ruisseaux, de pelouses et de petits bois, d’un salon de café et d’une ménagerie. Les troncs des aulnes, des saules et des peupliers sont gravés de poèmes élégiaques.
Le Moulin-Joly acquiert alors une certaine renommée, attire les artistes et les personnalités de l’époque, accueillant jusqu’à Louis XVI et Marie-Antoinette.
A la Révolution, le domaine est déclaré bien national, puis vendu. Les propriétaires successifs réaménagent alors le parc à leur manière, abattent quelques arbres, détruisent le moulin.
Au XIXe siècle, le bras de Seine séparant l’île Marante et l’île du Moulin-Joly est comblé. Au XXe siècle, l’île Marante est rattachée aux berges de Colombes, afin de faciliter les transports fluviaux et routiers, et pour protéger les berges des inondations.
Le conseil général des Hauts-de-Seine décide ensuite de créer sur l’ancienne île un grand parc qui ouvre en 1973. On le nomme douze ans plus tard parc Pierre-Lagravère en hommage au premier président du Conseil général.
Des oiseaux
Malgré la proximité de l’autoroute, nous pouvons observer un certain nombre d’espèces intéressantes comme les mésanges, qui fréquentent les zones de résineux, les troglodytes, merles, rouges-gorges, que l’on retrouve dans les fourrés, mais aussi l’élégant chardonneret avec ses belles couleurs rouge, jaune et brune… jamais très loin du verdier d’Europe ou encore de la fauvette et du grimpereau, oiseaux familiers des zones boisées…
La Seine attire également quelques spécimens de passage, adeptes des milieux aquatiques, comme le cormoran, la sterne, la mouette rieuse, le goéland argenté et parfois le martin-pêcheur !
Une biodiversité favorisée
Les prairies laissées intactes au printemps et en été favorisent la biodiversité et accueillent papillons, abeilles et autres insectes butineurs attirés par ce beau cortège de plantes sauvages. Si la musaraigne et le rat des champs s’y retrouvent, alors le faucon crécerelle n’est pas loin !
Le parc est aussi le terrain de prédilection de l’orchidée Epipactis helleborine, qui pousse spontanément le long de la promenade en bord de Seine.
Les circuits pour marcheurs, joggeurs et cyclistes
Cinq kilomètres d’allées, de boucles et de contre-allées peuvent être empruntés par les sportifs, à pied mais aussi à vélo sur certains tronçons.
La piste de bicross
Depuis 1991, une piste de bicross est ouverte sur le site près du pont de Colombes.
Le complexe sportif
Le centre sportif municipal, situé dans le périmètre du parc, propose une piscine olympique, une patinoire et des courts de tennis (voir coordonnées sur le plan).
Equipements de loisirs pour les enfants
Les enfants ne sont évidemment pas oubliés : un manège forain et trois aires de jeux leur sont réservés.
Les snacks et restaurants
Parmi les deux points de vente alimentaire présents sur le site, l’un renoue avec le passé prestigieux du site et rappelle l'architecture librement inspirée des folies du XVIIIe siècle : un arbre a poussé au travers d’une maison, la soulevant, la désarticulant, en déformant le toit qui, en glissant, a réalisé une sorte d'auvent.
Pour la forme et la bonne humeur
"Parcs courons les Hauts-de-Seine" : depuis 1994, dans les parcs départementaux, de septembre à juin, le conseil général propose chaque semaine à ses habitants, quel que soit leur âge, des séances gratuites de remise en forme encadrées par des animateurs diplômés.
Au programme deux heures de course, d'assouplissements et de culture physique.
Accès libre
Superficie
26 ha
Horaires
Nov.-janv. : 8 h-17 h
Fév. : 8 h-18 h
Mars : 7 h 30-19 h
Avril-août : 7 h-20 h 30
Mai-juin-juil. : 7 h-21 h
Sept. : 7 h 30-20 h
Oct. : 8 h-19 h
Moyen d’accès
Voiture : autoroute A86, sortie Colombes-centre
Train : ligne Saint-Lazare/Argenteuil - station Colombes
Bus : 164, 166, 304
Contact
parcsjardins@cg92.fr