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Protéger la diversité biologique des parcs

Davantage de vie dans nos parcs

Protéger la diversité biologique des parcs

CP : CG92

Les activités humaines et l’accroissement de la population exercent une pression importante sur l’environnement, qui se dégrade de façon de plus en plus rapide et généralisée. Certains écosystèmes, tels les forêts tropicales ou, plus près de nous, les milieux humides, disparaissent à une vitesse accélérée, entraînant la disparition des espèces animales et végétales qui en dépendent. Pourtant, de la biodiversité dépend notre alimentation, notre santé et nos conditions de vie, soit la survie même de l’humanité. Elle influe sur la qualité de l'air et de l'eau ainsi que sur la régulation du climat. L'homme en profite également pour en tirer des ressources vitales (bois, fibres, médicaments, carburant).

Comment accueillir une plus grande diversité dans les parcs ?

La gestion différenciée des espaces permet à des écosystèmes plus riches de se mettre en place dans les parcs. L’apparition de nouvelles espèces de plantes permet aux insectes et à la faune de trouver une zone refuge propice à leur alimentation et à leur reproduction.
Dans le même objectif, des équipements sont installées pour offrir des habitats à la faune.

Il peut s’agir :
- de nichoirs pour les oiseaux : ils remplacent les cavités naturelles nécessaires à la reproduction des oiseaux cavernicoles lorsque celles-ci sont absentes. C’est le cas dans les jeunes boisements ou ceux nécessitant le retrait du bois mort pour des raisons de sécurité… Il en existe près de 900 sur l’ensemble des parcs.
- de ruches, permettant d’accueillir des abeilles, en forte régression sur le plan international, pourtant indispensables à la pollinisation et à la reproduction des plantes.
- des petits habitats, tas de pierres, murets et meules de foin qui abritent une grande variété d’animaux.

La plantation d’arbustes à fruits indigènes, comme les néfliers, aubépines, sorbiers ou églantiers, permet également de créer une source de nourriture pour la faune.
Enfin, certaines actions, comme la plantation de variétés fruitières anciennes ou régionales à la Vallée-aux-Loups Chateaubriand ou au domaine de Sceaux, la création d’un jardin de plantes messicoles à Issy-les-Moulineaux permet de lutter contre la régression de certaines plantes.

Y a-t-il des milieux à protéger particulièrement ?

Certaines zones sont particulièrement sensibles. Par exemple, les zones humides sont des écosystèmes très riches mais dont l’équilibre peut être rapidement mis en péril.
Ainsi, pour accueillir l’avifaune aquatique (les oiseaux), des radeaux végétalisés sont implantés sur des plans d’eau.

C’est notamment le cas  au jardin de l’étang Colbert ou au domaine de Sceaux,  sur le lac des Tilliers au parc des Chanteraines où un îlot a été installé pour favoriser la nidification de la Sterne pierregarin. Les berges ont également été végétalisées partiellement en 2007.

Enfin, le conseil général recrée des mares dans les parcs. C’est le cas notamment à la Vallée-aux-Loups Chateaubriand, où une mare a été créée du crapaud accoucheur, par mesure conservatoire .

En effet : certaines espèces sont très sensibles aux dérangements, ce qui peut mettre en péril une saison de reproduction (exemples : blongios nains, sternes pierregarins, les grèbes…).
La destruction également par la présence de plus en plus grande de pesticides et autres produits chimiques et phytosanitaires dans la nature, qui entraînent la stérilité des espèces vivantes…

Avec l’introduction d’espèces exotiques, le commerce animal provoque de forts déséquilibres dans les milieux naturels où elles se retrouvent souvent à la suite d’un abandon ou d’une fuite… C'est le cas notamment de la tortue de Floride, dont l’habitat se situe à plus de 10 000 km de chez nous. Ainsi, le conseil général a aménagé une mare en milieu clos au parc des Chanteraines pour les accueillir.

Y a-t-il des espèces dangereuses pour la diversité ?

Oui. Certaines peuvent menacer ou fragiliser l’équilibre d’un écosystème. Par exemple, certaines plantes invasives ou espèces animales dites 'exotiques" sont souvent le résultat d’introductions malheureuses et dont l’habitat d’origine se trouve à des milliers de kilomètres. Dans les parcs, le conseil général lutte entre autres contre la Jussie, la Renouée du Japon ou l’Erigéron du Canada et surveille l’Ambroisie (une plante allergène)… mais également surveille les tortues de Floride, la perche soleil, le tamia de Sibérie…

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