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Objectif : zéro-phyto

04/06/2009

Adieu pesticides, désherbants et engrais azotés.

Objectif : zéro-phyto

CP : CG92 / Willy Labre

Désherbants, insecticides, engrais et autres produits phytosanitaires disparaissent progressivement des parcs depuis que la démarche "Zéro phyto" a été initiée, c'est-à-dire en 2003. Ces produits chimiques sont remplacés par des techniques alternatives.

Pourquoi supprimer les pesticides et les engrais azotés ?

L’objectif est de réduire la pollution de l’eau (en Seine, en surface et dans les nappes souterraines), mais également la pollution de l’air par les molécules de synthèse. Cette action permet en outre d’éviter d’exposer le public, le personnel des parcs et la faune aux risques chimiques liés aux traitements.

Comment sont remplacés les désherbants ?

 Différentes méthodes sont mises en œuvre pour se passer des désherbants :
- désherbage thermique à flamme ou à l’eau chaude
- binage manuel
- utilisation de balayeuses sur les bordures des allées
- techniques de mulching (utilisation de broyat de bois en paillage dans les massifs et les sous-bois)
- semis de trèfle blanc

Des désherbants sélectifs gazons sont toutefois utilisés sur les pelouses des stades Yves-du-Manoir, du pré Saint-Jean, du golf de Jardy et des établissements sportifs de Puteaux et d’Antony.
L’emploi des algicides dans certains bassins est supprimé. Ils sont remplacés, lorsque cela est nécessaire, par l’introduction de poissons herbivores.

 

Comment sont remplacés les engrais ?

Les engrais minéraux azotés ont été remplacés progressivement depuis 2004 par des engrais de type organique dans tous les parcs, à l’exception du stade Yves-du-Manoir et de la concession du golf de Jardy.
Des analyses de terre végétale permettent d’ajuster les quantités d’engrais aux besoins des plantes et des gazons.
 

Comment sont remplacés les autres produits phytosanitaires ?

Les fongicides, insecticides, acaricides, molluscicides et autres produits phytosanitaires de synthèse sont supprimés depuis le 1er janvier 2007 sur l’ensemble des parcs, à l’exception des pelouses des terrains de sport du pré Saint-Jean, du stade Yves-du-Manoir et du golf de Jardy.

Pour les remplacer, le conseil général utilise des moyens biologiques ou alternatifs. Toutefois, il admet  les matières actives autorisées en agriculture biologique et homologuées "parcs et jardins".
 

La lutte biologique a été mise en place depuis l’année 2000 dans les serres de la collection des Convolvulacées de l’Arboretum de la Vallée-aux-Loups Chateaubriand. Aujourd’hui ,elle est utilisée sur l’ensemble des parcs.

Des lâchers d’insectes prédateurs des ravageurs, appelés également auxiliaires, sont organisés pour lutter contre les pucerons (par exemple lâchers de coccinelles), contre les acariens ou contre les cochenilles. Le piégeage par phéromones sexuelles contre la mineuse du marronnier ou contre le carpocapse des pommes (c’est le ver des pommes) est également mis en place.
 

Même sur les terrains de sports, les efforts sont constants. Au stade Yves-du-Manoir par exemple, l’amélioration des défenses naturelles des gazons par l’épandage de roche naturelle micronisée a permis d’éviter le recours aux produits phytosanitaires en 2006 et 2007. Des répulsifs à base de plantes ont également été utilisés, afin de limiter les turricules de vers de terre.

Quelles sont les autres actions ?

Le conseil général apporte un soin particulier au choix des plantes. Pour lutter directement contre les maladies ou les parasites, il privilégie des végétaux indigènes, adaptés et donc plus résistants. Il veille également à choisir des plantes saines, indemnes de maladies ou de ravageurs, et tolérant les fortes chaleurs ou les périodes de sécheresse.
Certains végétaux ne répondant pas à ces critères sont écartés des plantations comme :
- le marronnier commun, attaqué par la mineuse ;
- le tilleul platyphyllos, sensible aux acariens phytophages ;
- certains érables sensibles à la maladie de la suie ;
- les bouleaux pour des raisons climatiques.
 

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